L’objet du mois d’avril 2021 : 

la chaussure orthopédique

   Viviane Lemaire, animatrice à l’Écomusée du Viroin, nous fait (re)découvrir un objet assez particulier qui se trouve dans nos collections depuis les années 1990. Bon visionnement !


   Toutes nos vidéos à voir ou à revoir sur : https://www.youtube.com/channel/UCtBziZb1GZgBmfoMHTHXZBw


   Et n’oubliez pas, cet objet se trouve dans notre exposition permanente.

Le cordonnier


À la campagne, le métier de cordonnier commence à se répandre à la fin du XIXe siècle ; il remplace progressivement celui de sabotier. Bien que travaillant également le cuir, il utilise des outils sensiblement différents de ceux du bourrelier.


Le mobilier de l’atelier du cordonnier se réduit à une table basse sur laquelle sont disposés les outils et à une sorte d’enclume en forme de pied montée sur un col de cygne sur laquelle l’artisan assemble et cloue les différentes pièces de cuir.

Les éléments constitutifs de la chaussure

  La fabrication d’une chaussure commence par la découpe des pièces. Leur découpage se fait à l’aide de tranchants et de couteaux. Dans certaines cordonneries plus importantes, elles étaient découpées à l’aide d’une presse et d’un jeu d’emporte-pièces. Les éléments, empeigne, quartiers, semelle, contrefort et baguettes, sont ensuite assemblés et cousus dans un ordre immuable. Les deux quartiers, contrefort et baguettes sont cousus à l’aide d’une machine à piquer.

Machine à coudre Singer

   Avant la machine, la couture était réalisée à la main avec du fil à coudre enduit de poix pour aider le passage dans les trous et pour le rendre plus résistant.


   Pour le perçage, l’assemblage et la couture des pièces, on utilisait alênes, poinçons et vrilles. Le montage de la semelle et du talon était réalisé sur une forme en bois, les parties étant assemblées et clouées à l’aide de pointes en fer. Les marteaux ont une forme galbée caractéristique. Le finissage consiste à lisser et à lustrer l’extérieur de la chaussure à l’aide de brosses, de teinture et de cirage.


Le cordonnier dispose de toute une série de formes en bois de différentes pointures. Ces formes, fabriquées industriellement, sont adaptées à la clientèle locale en ajoutant des épaisseurs en cuir sur la forme en bois, chaque client ayant ainsi « son » modèle adapté à la morphologie de son pied. Râpes et limes parachèvent l’ouvrage et aussi l’astic en bois ou en os pour le polir.

L’objet du mois

L'objet du mois de mars 2021 : l'enclume

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L’objet du mois de février 2021 :  le poêle


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L’objet du mois de janvier 2021 : le pelwé (le peloir) à écorcer le chêne

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